LE PETIT PRINCE DE LA POÉSIE
Coïncidence ou pas, notre poète porte un nom de princes régnants. Lui-même, du reste, s’avère être un Petit Prince de la Poésie – les trois P couronnant sa tête à l’image d’autres trois P, qui lui sont spécifiques : Poète + Poème = Paix. Son âge, du reste, est celui d’un Petit prince, enfin… par rapport à nous autres, blanchis sous le harnais de la poésie. C’est beau, ça : Pour la Paix des Peuples !
En effet, il a quitté son pays et a trouvé/choisi son pays d’élection, celui où il pense pouvoir cultiver sa rose – la poésie. La rose est bien son symbole parfait, car ce mot, décomposé, peut s’écrire comme l’Art ose. Quant à oser se colleter avec toute forme de contrainte, Ionuţ CARAGEA est bien un spécialiste, 9 DAN au moins, ceinture noire…
Malheureusement, il bâtit son royaume sur le sable, dont la principale caractéristique est d’être bien mouvant… Et son renard, réécrit après décomposition non pas re-nard, mais Art qui renaît, qui fait de son mieux pour ne pas mourir, au contraire, pour renaître à la vie, ne saurait tenir tête au serpent qui rôde, qui nourrit de mauvaises pensée à l’égard du Petit Prince…
Ser/Essere pagano, ëtre païen, ou Pan (le dieu) qui sert un mortel, en tout cas un être maléfique, même s’il symbolise également la sagesse – mais comment pourraient se réconcilier pureté et naïveté enfantines avec la sagesse – trait/don des adultes, peu sensibles aux enfantillages d’un Petit Prince, même s’il ne s’agit que d’un enfant…
Il incarne plutôt la tentation d’un enfant, d’un saint donc en plus petit (sic !), d’un penchant nuisible et néfaste, qui s’insinue tel un cauchemar dans l’âme du petit, qui craint qu’il ne dévore pas seulement le renard – il pourrait s’en passer à la fin, mais de faire mal, voire ! à sa rose, cet Art qui ose lui donner le courage d’affronter la réalité. Il ne saurait vivre sans art - il a besoin de ses arrhes…
Tout comme Ionuţ CARAGEA ne saurait vivre sans poésie – elle le nourrit, voire il s’en gave, s’en donne à cœur joie et l’on pourrait dire qu’il s’envoie, par son intermédiaire, une pinte de bon sang, de bonne humeur (plus ou moins), celle-même qui arrose sa rose. Maintenant, à la veille de son anniversaire, nous lui tendons une rose - par monts et par vaux, par mers et par océans - et lui crions : Ça s’arrose, Poète ! Bon anniversaire !
Et fasse le dieu des Poètes qu’il puisse peupler sa petite planète d’amis, qu’il en fasse non seulement une étoile, mais un Paradis – des poètes, certes ! Et qu’il nous soit permis de lui rendre visite dans son empyrée, là où la question à poser au premier venu ne soit plus : N’être ou ne pas naître, mais plutôt N’être poète, mieux vaut ne pas naître ! Et, comme il vaut mieux en être… va pour naître !
Joyeux anniversaire donc et redonc, ami Poète !
Constantin FROSIN
10/04/2009